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La hausse des taux immobiliers en Mai

Mis à jour : juin 5



Taux moyen en France (hors assurance) au 3 juin 2020 (Sources: Meilleurs taux):

  • 10 ans: 0,61 %

  • 15 ans: 0,8 %

  • 20 ans: 0,92 %



Ça y est ! Le déconfinement a eu lieu le 11 mai. Le mois de Juin commençant, les premières statistiques tombent sur les crédits souscrits lors du mois de Mai.

Faisons le point...

Une hausse qui continue

Le taux immobilier moyen était à 1.17 % en avril et à 1.12 % au plus bas fin 2019. C’est donc une hausse de 7 points de base en un mois - selon le Crédit Logement-CSA publiée ce mercredi 3 juin.

La tendance est à l’augmentation des taux de prêt immobilier avec un taux d’intérêt moyen à 1.25 %.

Depuis fin 2019, c’est une augmentation autour de 20 points de base de plus qui est considérée sur l’ensemble des taux d’emprunt du marché. Malgré que le taux d’emprunt reste bas, cette hausse commence à être significative et aura un impact sur la capacité d’achat des emprunteurs.

Le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) recommande aux banques une grande prudence. Avec la crise du coronavirus, les crédits aux entreprises ont été facilités grâce aux des prêts garantis par l'Etat (PGE).

En revanche, les banques sont plus regardantes sur les crédits aux ménages car elles craignent les effets de la crise. Il devient de plus en plus compliqué d’emprunter de l’argent.


L’effet ciseaux

Le taux d’usure, déterminé par la banque de France, est le taux d’emprunt maximal que les banques peuvent accorder en prenant en compte tous les frais (soient les frais de courtage + les frais de dossier + les frais d’assurance). Ce taux est très bas (2,40% pour les prêts de 10 à 20 ans) et vient faire augmenter le nombre de refus de dossier de crédit immobilier. Alors que les taux actuels augmentent depuis plusieurs mois. Un effet ciseau tombe sur l’emprunteur. L’accès au crédit immobilier se durcit avec des banques qui prêtent mais en réduisant les risques au niveau du taux d’apport personnel, du taux d’endettement (33%) ou encore sur les durées de financement (les prêts de 25 ans sont plus difficilement accordés par les établissements).

Cette situation défavorise les primo-accédants qui voient leurs rêves de premier achat s’éloigner sans un apport initial.

L'engouement, en sortie de confienement, des ménages dans l'acquisition des biens immobiliers n'a pas diminué, mais le financement de ces projets devront faire face à une plus grande méfiance des banques face aux profils financiers des futurs acquéreurs.



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